Que se passe-t-il sur les routes européennes ?

Que s'est-il passé sur les routes européennes ?

Sécurité routière sur les routes européennes : des progrès encourageants, malgré des défis persistants

Le bilan 2025 de la sécurité routière sur les routes européennes montre une évolution positive, bien que mesurée.

Le nombre de décès sur les routes a diminué de 3% par rapport à l’année précédente, atteignant environ 19 400 victimes. Cela représente plus de 500 vies épargnées en un an, un signal encourageant qui témoigne des efforts engagés à l’échelle européenne en matière de prévention, d’aménagement et de réglementation.

Pour autant, cette amélioration globale ne doit pas occulter certaines réalités préoccupantes. Les usagers vulnérables, tels que les piétons, cyclistes et utilisateurs de deux-roues motorisés, restent particulièrement exposés, notamment en milieu urbain. En 2025, près de 70% des accidents en ville les concernent, ce qui souligne la nécessité de renforcer les dispositifs de protection et d’adapter davantage les infrastructures aux nouveaux usages de la mobilité.

Ces résultats mettent en lumière un enjeu majeur : accélérer les actions pour améliorer la sécurité de tous, en particulier dans les zones urbaines où cohabitent de plus en plus de modes de déplacement. Innovation technologique, partage de la voirie, sensibilisation des usagers et politiques publiques ciblées seront déterminants dans les années à venir.

Dans ce contexte, l’objectif européen de réduction de 50% du nombre de décès sur les routes apparaît ambitieux au regard de la dynamique actuelle. Toutefois, il constitue un cap structurant, capable de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’une ambition commune : rendre les routes plus sûres pour tous.

Les routes européennes en chiffres et en images…

Parlons de vos enjeux de sécurité routière

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Sécurité routière : ce que les chiffres nous obligent à regarder en face

Sécurité routière : ce que les chiffres nous obligent à regarder en face

Le bilan routier 2025, publié par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière*, ne laisse pas de place à la satisfaction. Si des progrès ont été accomplis ces dernières décennies en matière de sécurité routière, les résultats rappellent que la mobilité reste un enjeu de santé publique majeur, qui touche l’ensemble des acteurs du territoire : collectivités, entreprises, assureurs et pouvoirs publics. Les comportements à risque peinent à être enrayés et les infrastructures destinées aux usagers vulnérables restent au cœur des priorités.

Face à ce constat, renforcer la coopération entre tous les acteurs concernés apparaît plus que jamais indispensable.

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Routes départementales : un réseau sous pression

Routes départementales : un réseau sous pression

Essentielles aux déplacements du quotidien, les routes départementales constituent la majeure partie du réseau routier français. Pourtant, le rapport 2025 de l’Observatoire national de la route (ONR), piloté par l’IDRRIM (Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité), met en lumière une fragilisation progressive de ce patrimoine confronté à des investissements en recul et à des contraintes croissantes.

Une architecture essentielle mais fragile

Les routes départementales constituent un réseau clé de la mobilité quotidienne dans l’hexagone France et représentent une part majeure du réseau secondaire, soit près de 382 400 km sur un réseau routier total qui dépasse le million de kilomètres et qui sont utilisées chaque jour pour les trajets domicile-travail ou l’accès aux services publics.

Pourtant, malgré leur rôle structurant, l’entretien de ces routes reste fragile. En effet, le rapport révèle que les dépenses d’importantes réparations par kilomètre sur le réseau départemental sont nettement inférieures à celles du réseau national non concédé exploité par l’État, jusqu’à neuf fois moins pour la voirie et treize fois moins pour les ouvrages d’art.

Autrement dit, pour chaque euro investi par l’État dans une route nationale, l’effort financier sur les routes départementales est souvent bien moindre, malgré l’importance de leur trafic local.

Baisse des investissements : une première depuis près d’une décennie

Autre signe préoccupant notable, en 2024, l’ONR met en lumière une baisse des investissements des départements dans leurs réseaux, une première depuis 2016. Cette diminution, de l’ordre de -9 % en moyenne, touche aussi bien les grands départements (-5 %) que ceux moyennement peuplés (-8 % à -14 %), les plus petits étant les seuls à maintenir un niveau légèrement positif (+1,6 %).

Cette tendance s’explique avant tout par un contexte budgétaire tendu pour les collectivités locales contraints d’arbitrer entre les priorités : services sociaux, éducatifs ou transports scolaires, par exemple, tout en faisant face à une inflation persistante des coûts des matériaux et des travaux.

Des routes plus vulnérables… et des usagers menacés

Le rapport insiste également sur le fait que, malgré des efforts d’entretien réalisés ces dernières années, une part significative du réseau départemental accuse une dégradation progressive. Selon certaines estimations associées à l’enquête, près de 12 % du réseau départemental est en mauvais état et près de 27 % nécessitent un entretien régulier, des proportions assez proches de celles observées sur le réseau national non concédé.

Cette dégradation n’est pas sans conséquence pour la sécurité routière. Sur des chaussées altérées, les risques de perte d’adhérence, de sorties de route ou de réactions imprévues du véhicule augmentent, particulièrement pour les deux-roues et les cyclistes qui sont plus sensibles à l’état du revêtement. Cela se traduit par une plus grande exposition aux situations dangereuses, notamment sur les axes départementaux hors agglomération, où la vitesse est souvent élevée et la signalisation moins continue.

Parallèlement, les besoins de modernisation de ce réseau sont souvent évoqués comme un enjeu majeur par les collectivités qui pointent du doigt l’absence de solutions de financement à court terme pour faire face à l’entretien et à la modernisation des infrastructures vieillissantes.

Parce que la sécurité sur les routes du quotidien ne devrait jamais être une option.

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La sécurité routière au cœur des priorités locales

La sécurité routière au coeur des priorités locales

Cette édition du Salon des Maires et des collectivités locales a une nouvelle fois confirmé à quel point la sécurité routière est devenue un enjeu majeur pour les collectivités. Face à l’augmentation des comportements à risque, à la cohabitation complexe entre usagers et à la nécessité de moderniser des infrastructures souvent vieillissantes, les élus locaux cherchent désormais des réponses rapides et efficaces. La sécurité routière s’impose plus que jamais comme une priorité absolue, portée par une volonté commune : protéger les habitants.

Les élus en quête de sécurité sur leurs routes

Lorsque l’on écoute les  maires , on se rend compte qu’ils expriment des besoins concrets pour faire face aux problématiques rencontrées dans leurs communes : excès de vitesse récurrents, zones scolaires à sécuriser ou encore comportements dangereux difficilement contrôlables.


Nos solutions, le COMPAS et le NOMAD, permettent de mesurer et contrôler la vitesse avec précision, de détecter automatiquement plusieurs types d’infractions, le non-respect des priorités ou les franchissements dangereux et de surveiller en continu des zones. Elles fournissent également des données exploitables, permettant aux collectivités d’orienter leurs décisions et de renforcer efficacement la sécurité routière. Conçues pour être facilement déployées et adaptées à tous types de territoires, nos solutions offrent aux élus des solutions concrètes pour sécuriser rapidement leurs routes.

A la recherche de solutions routières concrètes

Le Salon des maires et des collectivités locales  permet, chaque année, de découvrir un large éventail de solutions destinées à renforcer la sécurité sur les routes, adaptées aux besoins des communes de toutes tailles. 

Parmi les innovations les plus consultées figuraient principalement, les systèmes de contrôle automatisé, ainsi que les dispositifs de prévention destinés aux zones scolaires ou piétonnes et les solutions modernes de signalisation. Ces équipements, conçus pour être à la fois précis et faciles à déployer, témoignent d’une recherche constante de solutions permettant d’améliorer rapidement la sécurité locale.

Un salon qui confirme les besoins à venir

Les échanges avec les élus révèlent des attentes fortes en matière de sécurité routière. Les collectivités ont besoin de dispositifs capables de réduire le nombre d’ accidents et de protéger les usagers. En outre, elles accordent une importance croissante aux outils de collecte de données afin de moderniser leurs infrastructures et de renforcer leur capacité d’intervention.

Une édition du Salon des maires et des collectivités locales 2025 que l’on peut qualifier de riche et qui confirme que la sécurité routière rester un enjeu prioritaire pour les années à venir pour des collectivités à la recherche de solutions concrètes, innovantes et adaptées aux réalités du terrain.

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Conduite responsable : pourquoi nos routes restent-elles dangereuses ?

Comportement à risque : pourquoi nos routes restent-elles dangereuses ?

En 2025, la conduite en France reste marquée par une tension persistante. Le 15ᵉᵐᵉ Baromètre de la conduite responsable, publié par la Fondation VINCI Autoroutes, révèle une situation contrastée : des progrès timides face à des habitudes à risque toujours bien ancrées.

Entre agressivité, infractions banalisées, distractions numériques et fatigue au volant, le défi reste de taille pour rendre les routes plus apaisées.

Des comportements agressifs encore présents

Le rapport révèle que 87 % des conducteurs redoutent l’agressivité des autres usagers. En effet, plus de six automobilistes sur dix reconnaissent injurier un autre conducteur en situation de tension, tandis que plus de la moitié avoue klaxonner de manière intempestive.

De plus, près d’un tiers admettent volontairement « coller » un véhicule par agacement et 13 % sont déjà sortis de leur voiture pour « s’expliquer » avec un autre conducteur. Si ces chiffres sont en légère baisse, ils montrent un climat de stress toujours persistant au volant.

 Or, l’agressivité au volant augmente significativement le risque d’accidents graves : les comportements impulsifs comme le dépassement dangereux, les freinages brusques ou les altercations physiques peuvent entraîner des collisions et des blessures graves. Apprendre à gérer son stress et à être bienveillant sont donc essentiels pour la sécurité de tous.

Un respect du code de la route et de la conduite responsable encore imparfait 

Neuf conducteurs sur dix reconnaissent rouler au-dessus des limitations de vitesse, souvent légèrement, mais régulièrement. 

Or, la vitesse excessive ou inadaptée est impliquée dans près d’un tiers des accidents mortels sur les routes françaises selon la Sécurité Routière. La majorité ne respecte pas non plus les distances de sécurité. Sur autoroute, nombreux sont ceux qui restent sur la voie du milieu sans raison et un quart déclarent doubler par la droite, un comportement interdit qui crée une confusion dangereuse pour les autres conducteurs et augmente le risque de collision latérale ou d’accrochage lors d’un changement de voie inattenduCes pratiques, devenues habituelles, s’éloignent des principes d’une conduite responsable et contribuent à un sentiment d’insécurité partagé.

Distraction numérique : quand l’écran prend le volant

Le baromètre souligne également que 75% des conducteurs français utilisent leur téléphone ou leur GPS en conduisant. Un tiers lisent ou envoient des messages au volant et 84 % reconnaissent détourner le regard de la route pendant plus de deux secondes — soit 72 mètres parcourus sans regarder la route à 130 km/h !

La fatigue s’ajoute à ce cocktail à risque : 39 % prennent le volant alors qu’ils sont très fatigués et la moitié d’entre eux ont déjà ressenti un micro-endormissement, un phénomène particulièrement dangereux, car quelques secondes d’inattention suffisent à provoquer une sortie de route ou un accident grave, notamment sur autoroute où les vitesses sont élevées. Pire encore, 85 % de ces conducteurs voient leur esprit vagabonder régulièrement, signe d’une concentration affaiblie un facteur majeur d’accident. Pour limiter ce risque, il est conseillé de faire des pauses régulières et de bien s’hydrater et, en cas de fatigue ou de difficultés à rester concentré, de ne pas hésiter à s’arrêter pour se reposer ou changer de conducteur.

Les risques invisibles mais redoutables 

Même si la conduite sous influence d’alcool et de stupéfiant diminue, elle reste préoccupante : 7 % des conducteurs déclarent avoir conduit en étant au-dessus de la limite légale d’alcool, 2 % après avoir consommé du cannabis et 12 % sous l’effet de médicaments altérant la vigilance.

Ces chiffres sont particulièrement préoccupants chez les 18-24 ans, qui représentent environ 20 % des conducteurs impliqués dans des accidents corporels, alors qu’ils ne constituent que 12% de la population conductrice.

Selon l’ONISR*, les jeunes sont aussi plus souvent sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants au moment des accidents mortels avec près de 30 % d’entre eux concernés, ce qui explique leur vulnérabilité accrue sur les routes. Malgré une certaine conscience du danger, beaucoup continuent à prendre des risques, montrant la nécessité de renforcer la prévention et la responsabilisation.

*Observatoire national interministériel de la sécurité routière

Adopter une conduite responsable, c’est agir pour sa sécurité et celle des autres.

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EcoVadis récompense PARIFEX pour son engagement RSE

Médaille Ecovadis
« Nous sommes profondément convaincus que la réussite d'une entreprise ne se mesure pas uniquement par ses résultats financiers, mais aussi par l'impact qu'elle a sur ses collaborateurs, ses clients et la planète. C'est pour cela que nous ne transigeons pas sur les pratiques éthiques et responsables. Nous mettons un point d'honneur à garantir un environnement de travail inclusif, où l'égalité, la transparence et le respect de chacun sont au cœur de notre culture d'entreprise. »
Franck Peyré
Président de PARIFEX

PARIFEX est fière de se voir décerner sa toute première médaille EcoVadis qui vient récompenser les nombreuses actions mises en place par l’entreprise en matière de Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).
Première reconnaissance d’une longue série, le fabricant français de radars multifonctions décroche la médaille d’argent. Ainsi, PARIFEX se place, dès son entrée dans le classement, dans le Top 15 % des entreprises évaluées dans la base de données EcoVadis au cours des douze derniers mois.

Un quatuor d’engagement

L’évaluation menée par Ecovadis porte sur quatre thèmes principaux :

La médaille EcoVadis vient attester de la démarche positive adoptée par les entreprises évaluées à mesure qu’elles œuvrent pour améliorer leurs performances de gestion RSE et générer un impact positif. 

PARIFEX renforce chaque année son engagement en matière de Responsabilité sociétale des entreprises à travers de nombreuses initiatives centrées sur le bien-être de ses collaborateurs comme la formation aux premiers secours, aux risques psychosociaux, ou encore au harcèlement, l’organisation de temps forts tels que la Semaine de la qualité de vie au travail, des challenges sportifs, etc.

L’entreprise veille également à intégrer, à chaque étape de ses projets, une démarche responsable afin de limiter son impact environnemental. Cela se traduit, entre autres, par l’optimisation des flux de fret, le recyclage des emballages et la réduction de la consommation électrique des radars, des projets et des bureaux.

Enfin, le développement d’une culture d’entreprise inclusive et éthique repose sur la diversité et la tolérance, valeurs fortes pour l’entrepreneur français.

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Et vous, quelle femme êtes-vous au volant ?

Conduite des femmes au volant
"L’adage, que tout le monde connaît, sous-entend que la conduite des femmes est dangereuse. En fait, c’est complètement l’inverse !"
Claire Legrand
Claire Legrand
Responsable affaires sécurité routière

Conduite des femmes : et vous, quelle femme êtes-vous au volant ?

Selon plusieurs études, les hommes sont plus impliqués dans des accidents graves que les femmes. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Les statistiques sont constantes depuis 2018 et montrent clairement que les hommes sont largement plus impliqués dans les accidents graves sur la route. En effet, à kilomètres parcourus équivalents, les hommes représentent 88,7 % des décès liés aux accidents de la route, un chiffre impressionnant. Cette tendance se retrouve également parmi les blessés graves, puisque 75 % des victimes sont des hommes. Et surtout, 84 % des présumés responsables d’accidents mortels sont des hommes, ce qui représente une part alarmante.

Selon vous, existe-t-il des différences notables entre les comportements des femmes et des hommes au volant qui expliqueraient cette différence ?

Tout à fait, les femmes ont généralement une conduite moins à risque que les hommes, elles respectent davantage les règles de conduite comme les limitations de vitesse et les autres usagers de la route, et d’un point de vue général, elles adoptent une conduite moins agressive. Elles sont également plus prudentes dans leurs actions et ont tendance à éviter les comportements dangereux, comme l’usage du téléphone au volant, véritable fléau comme nous le savons, ou la conduite sous l’influence de l’alcool ou des stupéfiants.

Cette différence est influencée par des facteurs sociaux qui incitent les hommes à adopter une conduite plus agressive. En effet, les hommes sont plus sûrs d’eux et prennent parfois des risques, en pensant maîtriser leur véhicule et l’environnement. Ils sont pressés, se font passer avant les autres et ont du mal à rester calmes au volant.

Justement, on entend souvent dire que les femmes sont plus prudentes et les hommes plus agressifs sur la route. Quelle est votre opinion sur ces stéréotypes ?

C’est vrai que l’adage que tout le monde connait sous-entend que la conduite des femmes est dangereuse. En fait c’est complètement l’inverse ! Alors d’où viendrait ce dicton ? Des sociologues expliquent qu’une raison vraisemblable est que les hommes ont peur depuis longtemps que les femmes sortent du monde domestique et que ces stéréotypes sont une façon de freiner leur émancipation.

On peut en effet s’interroger sur l’impact que ces stéréotypes peuvent avoir sur la confiance des femmes et donc fatalement sur leur performance de conduite. Il est donc vraiment primordial de s’employer à faire disparaître ces stéréotypes néfastes.

La vitesse excessive est l’un des principaux facteurs d’accidents. Avez-vous remarqué une différence dans la manière dont les hommes et les femmes abordent la conduite à grande vitesse ?

En général, les hommes sont plus enclins à dépasser les limitations de vitesse, ce qui est souvent lié à un désir de dominance, de démonstration de pouvoir sur la route et d’impression d’être en contrôle. Plusieurs études montrent qu’ils sont plus susceptibles de dépasser les limites de vitesse, en particulier sur autoroute. De plus, les hommes conduisent généralement des modèles de voiture puissants, toujours le reflet de leur propre puissance. A l’inverse, comme je le disais précédemment, les femmes tendent à être plus prudentes et calmes et à respecter davantage les limitations de vitesse.

Selon vous, la culture sociale et l’éducation jouent-elles un rôle dans la manière dont les hommes et les femmes conduisent ?

Bien sûr, nous collons des étiquettes sur les genres, les hommes aiment la vitesse, les femmes ont peur et conduisent des petites voitures. C’est d’ailleurs sur cette vague qu’a surfé la fameuse Twingo de Renault, la petite voiture citadine idéale pour la ménagère et ses déplacements urbains rapides. Mettons un terme à ces stéréotypes ! Combien de fois entendons-nous dire que les femmes, parce qu’elles sont petites, ne sont pas capables de conduire une grosse berline. Et combien d’hommes ne veulent surtout pas prêter leur grosse voiture à leur femme de peur qu’elle n’y arrive pas. Ce sont des décennies de clichés qui pèsent sur les femmes et qui ont des impacts négatifs très concrets.

Dans votre propre expérience au volant, quelles sont les principales différences que vous avez observées dans l’attitude au volant entre des conducteurs hommes et femmes, et tout particulièrement dans des situations de stress ?

De mes observations personnelles, ce sont souvent des hommes qui se permettent de griller des files entières de véhicules par la bande d’arrêt d’urgence ou de couper des priorités, notamment à des usagers vulnérables. Ils sont aussi beaucoup plus agressifs en cas de désaccord et il m’arrive parfois d’avoir peur pour ma sécurité immédiate.

Selon vous, quelles actions pourraient être mises en place pour améliorer la sécurité routière, en prenant en compte les différences de comportements entre hommes et femmes ?

Le rang des actions à mettre en place est large. Tout d’abord, les campagnes de sensibilisation devraient être plus ciblées, en particulier pour les hommes, sur les dangers de la vitesse excessive et de la consommation d’alcool et de stupéfiants et leurs conséquences. De plus, je suis convaincue que la formation à la conduite doit évoluer, il est crucial de dire stop à la compétition homme versus femme dans les auto-écoles et d’adopter une approche plus inclusive. Des ateliers de gestion du stress et de l’agressivité afin d’aider tous les conducteurs à mieux gérer les situations stressantes sur la route devraient être intégrés dans les parcours de formation. Enfin, il est essentiel de former les deux genres aux dangers liés aux nouvelles technologies, comme l’utilisation du smartphone ou la manipulation des écrans intégrés aux véhicules, qui représentent de plus en plus un risque de distraction au volant.

Mais plus globalement, il faut agir sur l’ensemble de la sociabilisation, arrêter de valoriser la prise de risque et l’agressivité mais au contraire valoriser des qualités qui sont aujourd’hui dites « féminines » à savoir : le calme, l’attention aux autres, la courtoisie et la prudence.

Comment imaginez-vous que les comportements au volant évolueront à l’avenir, en tenant compte des changements sociaux et technologiques ?

La Direction de la Sécurité routière s’est saisie de la problématique et s’est engagée notamment à former et sensibiliser les professeurs et inspecteurs du permis de conduire aux biais de genre. Différentes campagnes de sensibilisation et de nombreux articles sur le sujet sont parus récemment.

Il faut continuer sur ces actions qui ont des effets à court terme, mais il faut aussi travailler sur la sociabilisation dès l’enfance pour favoriser pour tous une conduite calme, respectueuse et prudente, pour assurer la sécurité et sérénité de tous les usagers.

Et si cela ne suffit pas, PARIFEX pourra travailler sur le développement d’un radar détecteur d’homme au volant (rires, NDLR) !

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Seniors sur la route : comment rouler en toute sécurité ?

Seniors sur la route : comment rouler en toute sécurité ?

Avec l’âge, notre manière de conduire évolue. Plus craintifs que les jeunes conducteurs, les seniors sur la route restent pourtant plus vulnérables en cas d’accident. Selon le bilan de l’accidentalité effectué par l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière), en 2024, 527 personnes âgées de 75 ans et plus ont perdu la vie sur les routes françaises. Si leur implication dans les accidents est relativement modérée, leur fragilité physique fait grimper le taux de mortalité, 1,5 fois supérieur à celui des autres tranches d’âge.

Alors, comment mieux protéger nos aînés sur la route ?

Des blessures plus graves, un risque plus élevé

En cas d’accident, les conséquences sont souvent plus lourdes pour les seniors. Mais pourquoi ?

Etant plus fragiles, les blessures sont plus graves et la récupération plus compliquée. Ce qui pourrait être une simple contusion chez un jeune conducteur peut rapidement devenir une urgence vitale pour une personne âgée. Le vieillissement entraîne également une baisse des réflexes, une diminution de la vision et parfois une altération de l’audition, ce qui allonge le temps de réaction. Lorsqu’un freinage brusque ou un obstacle imprévu survient, la marge de manœuvre est donc plus réduite, augmentant ainsi le risque d’accident. Par ailleurs, certaines maladies chroniques comme les troubles cardiaques ou le diabète peuvent altérer la capacité à bien conduire, tout comme certains traitements médicaux qui affectent la vigilance et les réflexes.

Selon l’ONISR, en 2024, environ 1 300 seniors ont été gravement blessés sur la route, un chiffre en hausse de 7 % par rapport à 2023. Ce signal d’alarme rappelle l’importance d’adapter leur conduite et leur environnement routier.

Hors agglomération : un danger sous-estimé

Senior sur la route piétonContrairement à ce que l’on pourrait penser, les seniors sont autant en danger en ville que sur les routes hors agglomération, où les vitesses sont plus élevées et les marges d’erreur plus réduites. 50% des piétons tués et 51% des cyclistes tués sur les routes secondaires sont âgés de 65 ans ou plus, selon l’ONISR. Bien que la mortalité hors agglomération ait diminué entre 2023 et 2024, le taux reste élevé.

Sur ces routes, le temps de réaction devient un facteur clé. La signalisation y est parfois plus complexe, avec des intersections moins visibles et des voies mal séparées, rendant la prise de décision plus difficile pour un conducteur plus âgé. Avec le temps, l’évaluation des distances devient également plus délicate. Estimer la vitesse d’un autre véhicule ou juger la distance nécessaire pour effectuer un dépassement peut devenir plus approximatif, ce qui augmente le risque de manœuvres dangereuses.

Seniors sur la route, comment garantir leur sécurité ?

Il ne s’agit pas de leur retirer leur permis, mais plutôt de leur permettre de conduire dans des conditions optimales de sécurité. Mais quelles sont ces solutions ?

Des bilans médicaux réguliers, comme le préconise Cap Retraite, permettraient de suivre de plus près l’évolution des capacités visuelles et auditives, ainsi que des réflexes afin d’anticiper d’éventuelles difficultés. Une signalisation améliorée, avec des panneaux plus lisibles et des marquages au sol renforcés pourrait également faciliter la conduite et réduire les erreurs, comme le souligne Silver Éco.

Du côté des véhicules, les nouvelles technologies offrent des aides précieuses à la conduite. La détection des angles morts, le freinage automatique d’urgence ou encore l’assistance au maintien de voie permettent de compenser certains réflexes moins vifs et d’éviter de nombreux accidents, selon la Sécurité Routière. Enfin, des formations adaptées, comme le recommande l’association Prévention Routière, offriraient aux seniors l’opportunité de mettre à jour leurs connaissances et de mieux appréhender les évolutions du code de la route.

Parce que bien vieillir, c’est aussi continuer à rouler en toute sécurité !

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[INFOGRAPHIE] Bilan de l’accidentalité en France en 2024

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L’ONISR dévoile le bilan de l’accidentalité routière en France en 2024

Bilan de l'accidentalité routière

L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière dévoile le bilan provisoire de l'accidentalité routière en France en 2024

Les chiffres provisoires de l’accidentalité routière, en France, en 2024, ont été présentés par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

♦ Le bilan de l’accidentalité routière déclare une hausse de la mortalité routière en France métropolitaine et une baisse des blessés et blessés graves ♦

Parmi les principaux résultats, l’ONISR déclare que :

  • 3 190 personnes sont décédées en 2024 sur les routes de France métropolitaine. Ce bilan est en hausse de près de 1% par rapport à 2023.
  • 233 000 personnes ont été blessées, dont 16 000 grièvement, une baisse de 0,8 et 0,6% par apport à 2023.
  • Les routes hors agglomération restent les plus dangereuses avec 1 928 tués contre 1 020 en agglomération et 242 sur autoroute.
  • Les usagers vulnérables représentent 45% des décès et 65% des blessés graves.
  • Les automobilistes restent les principales victimes puisque 1 535 personnes ont perdu la vie en voiture, soit 23 de plus qu’en 2023*.

*www.securite-routiere.gouv.fr

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